Mélilot
Nom scientifique : Melilotus officinalis (L.) Lam.
Partie utilisée : parties aériennes fleuries séchées
Origine : plante herbacée de la famille des Fabaceae, originaire d’Europe et d’Asie occidentale, aujourd’hui largement répandue dans les régions tempérées

Avis global
Le mélilot officinal est une plante traditionnellement utilisée contre les jambes lourdes, l’inconfort veineux, les gonflements mineurs et certains œdèmes. Ses parties aériennes contiennent notamment de la coumarine, responsable de son odeur caractéristique après séchage.
L’Agence européenne des médicaments reconnaît uniquement un usage traditionnel du mélilot pour soulager la lourdeur et l’inconfort des jambes associés à de légers troubles de la circulation veineuse. Elle mentionne également un usage traditionnel local contre les inflammations cutanées mineures. Cette reconnaissance repose sur l’ancienneté d’utilisation de la plante et non sur une efficacité démontrée par des essais cliniques robustes.
Quelques études humaines anciennes ont rapporté une diminution de la sensation de jambes lourdes, des crampes nocturnes ou de certains gonflements. Elles présentent toutefois des limites majeures : effectifs faibles, absence de placebo, absence de randomisation, extraits mal caractérisés, critères d’évaluation parfois subjectifs et résultats insuffisamment détaillés. L’EMA estime elle-même que ces travaux ne permettent pas de tirer de conclusion ferme.
Une petite étude ouverte a notamment évalué environ 200 mg/jour d’un extrait de mélilot pendant quinze jours chez des personnes présentant une insuffisance veineuse. Une amélioration de plusieurs symptômes aurait été observée, mais l’absence de placebo, la faible durée, la mauvaise caractérisation de l’extrait et l’absence de données précises sur l’ampleur de l’effet rendent le résultat peu fiable.
Des études observationnelles plus importantes ont également été publiées, parfois chez plusieurs milliers de patients. Leur taille ne compense cependant pas leur méthodologie : sans groupe témoin pertinent, sans randomisation et sans mesure objective standardisée, une amélioration peut provenir de l’évolution naturelle des symptômes, d’un effet contextuel, d’autres traitements ou d’un biais de sélection.
Concernant le lymphœdème, quelques petits travaux ouverts ont étudié des extraits de mélilot, généralement en complément d’une compression, d’une physiothérapie ou d’autres soins. Ces protocoles ne permettent pas d’isoler l’effet propre de la plante. Les résultats ne démontrent ni une réduction durable et reproductible du volume du membre, ni une amélioration fonctionnelle suffisamment solide pour recommander le mélilot.
Une revue Cochrane sur la balnéothérapie dans l’insuffisance veineuse a inclus une comparaison avec un traitement à base de mélilot. Cette étude ne démontre pas directement l’efficacité du mélilot contre placebo : elle indique surtout qu’aucune différence claire n’était observable entre deux interventions sur certains symptômes. Elle ne permet donc pas de considérer le mélilot comme un traitement validé.
Les usages proposés contre les hémorroïdes, les varices, les contusions, les entorses, les inflammations cutanées, la mastalgie ou la prévention des thromboses ne reposent pas sur des preuves cliniques convaincantes attribuables au mélilot seul.
Le mélilot ne doit par ailleurs pas être confondu avec les médicaments anticoagulants dérivés de la famille des coumarines. La coumarine naturelle présente dans la plante n’est pas elle-même un anticoagulant puissant comparable à la warfarine ou à l’acénocoumarol. En revanche, elle peut devenir hépatotoxique lorsque l’exposition est excessive, notamment chez les personnes sensibles.
Un mauvais séchage ou une altération fongique de la plante peut également favoriser la transformation de dérivés coumariniques en dicoumarol, substance possédant une véritable activité anticoagulante. La qualité du séchage, la conservation et les contrôles analytiques sont donc essentiels.
En pratique, le mélilot conserve un signal clinique très incertain sur l’inconfort veineux et certains œdèmes, mais aucun bénéfice suffisamment fiable, reproductible et cliniquement pertinent n’est démontré. Il ne doit pas remplacer la compression médicale, l’activité physique adaptée, la prise en charge d’une insuffisance veineuse ou l’évaluation médicale d’un œdème inexpliqué.
L’EMA autorise un usage traditionnel du mélilot contre les jambes lourdes, mais précise que les essais cliniques disponibles sont insuffisants. Cette reconnaissance repose principalement sur l’ancienneté d’utilisation de la plante, et non sur une preuve moderne d’efficacité.
🎯 Effets attendus et preuves scientifiques
| Fonction | Revendication | Note Fideta | Dose étudiée |
|---|---|---|---|
| Jambes lourdes | Réduction de la lourdeur, de l’inconfort et de la tension des jambes chez des adultes présentant de légers troubles veineux | 🔴 E | Environ 200 mg/j d’un extrait pendant 15 jours dans une petite étude ouverte ; extrait mal caractérisé, absence de placebo et résultats non reproduits |
| Insuffisance veineuse chronique | Amélioration cliniquement pertinente des symptômes et de la fonction veineuse | 🔴 E | Plusieurs préparations ont été étudiées dans des travaux anciens et observationnels, sans dose efficace validée ni preuve contrôlée robuste |
| Œdème des chevilles | Réduction mesurable et perceptible du gonflement associé à une insuffisance veineuse | 🔴 E | Signal isolé autour de 200 mg/j d’extrait ; effet mal quantifié, sans contrôle adéquat ni réplication indépendante |
| Crampes nocturnes d’origine veineuse | Diminution de la fréquence ou de l’intensité des crampes chez des personnes présentant une insuffisance veineuse | 🔴 E | Résultat secondaire rapporté dans une petite étude ouverte de courte durée ; aucune dose validée |
| Lymphœdème | Réduction du volume du membre, de la circonférence ou de l’inconfort chez des patients présentant un lymphœdème primaire ou secondaire | 🔴 E | Environ 200 mg/j pendant plusieurs mois dans de petits essais ouverts, souvent associés à la compression ou à la physiothérapie |
| Œdème post-traumatique | Réduction du gonflement après une contusion, une entorse ou un traumatisme mineur | 🔴 E | Quelques préparations anciennes ont été évaluées, parfois autour de 25 mg d’extrait par prise ; données très faibles et produits mal caractérisés |
| Contusions et entorses | Diminution de la douleur, du gonflement ou du délai de récupération | 🔴 E | Études humaines anciennes, peu détaillées et à haut risque de biais ; aucune dose standardisée |
| Mastalgie | Réduction des douleurs mammaires cycliques ou non cycliques | 🔴 E | Données humaines isolées et ouvertes ; extrait, dose et pertinence clinique insuffisamment documentés |
| Inflammations cutanées mineures | Apaisement local d’une irritation, d’une rougeur ou d’une inflammation légère | ⚫ F | Usage traditionnel local ; aucune étude clinique humaine pertinente démontrant l’efficacité du mélilot seul |
| Hémorroïdes | Réduction de la douleur, du prurit, du gonflement ou des saignements | ⚫ F | Aucune étude clinique humaine pertinente sur le mélilot seul |
| Varices | Réduction ou disparition des varices visibles | ⚫ F | Aucune preuve clinique démontrant une régression des varices |
| Prévention de la thrombose | Réduction du risque de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire | ⚫ F | Aucune étude clinique ; le mélilot ne constitue pas un traitement anticoagulant validé |
| Prévention cardiovasculaire | Réduction des infarctus, AVC ou autres complications cardiovasculaires | ⚫ F | Aucune étude clinique évaluant ces événements |
| “Amélioration de la circulation” | Amélioration générale de la circulation sanguine chez une personne en bonne santé | ⚫ F | Revendication vague, non définie et non évaluée par des critères cliniques pertinents |
| Rétention d’eau | Réduction générale du poids ou des gonflements attribués à une rétention hydrique | ⚫ F | Aucune étude clinique pertinente ; un œdème doit être évalué selon sa cause |
| Perte de poids | Diminution significative et durable du poids corporel | ⚫ F | Aucune étude clinique démontrant un effet amaigrissant |
⚠️ Sécurité et précautions
Effets secondaires et tolérance
Le mélilot semble généralement bien toléré lors d’une utilisation courte aux doses traditionnellement employées. Les données de sécurité sont toutefois limitées par la faible qualité des études et par la variabilité importante des préparations.
Les effets indésirables rapportés comprennent principalement :
- nausées ;
- inconfort abdominal ;
- diarrhée ou modification du transit ;
- céphalées ;
- réactions allergiques ;
- irritation cutanée lors d’une application locale ;
- élévation des enzymes hépatiques en cas d’exposition excessive à la coumarine.
Dans une vaste série observationnelle non contrôlée, environ 1,2 % des utilisateurs auraient rapporté des troubles digestifs et environ 0,25 % une réaction allergique. Ces chiffres restent difficiles à interpréter en raison de l’absence de groupe témoin, de suivi standardisé et de contrôle précis des produits utilisés.
Coumarine et risque hépatique
Le mélilot contient naturellement de la coumarine, dont la teneur peut varier selon :
- l’espèce botanique ;
- la partie végétale utilisée ;
- les conditions de culture ;
- le moment de la récolte ;
- le séchage ;
- le stockage ;
- le procédé d’extraction ;
- la concentration de l’extrait.
À forte exposition, la coumarine peut provoquer une atteinte hépatique, généralement réversible après l’arrêt, mais potentiellement importante chez certaines personnes sensibles.
L’EFSA a fixé une dose journalière tolérable de 0,1 mg/kg de poids corporel par jour pour la coumarine, toutes sources confondues.
Cela correspond théoriquement à :
- 5 mg/j pour une personne de 50 kg ;
- 6 mg/j pour une personne de 60 kg ;
- 7 mg/j pour une personne de 70 kg ;
- 8 mg/j pour une personne de 80 kg.
Cependant, cette limite inclut également la coumarine provenant de l’alimentation, notamment de certaines cannelles, épices, pâtisseries ou autres plantes.
Pour tenir compte de cette exposition alimentaire, l’ANSES recommande que les compléments alimentaires n’apportent pas plus de 0,08 mg/kg/jour, soit 4,8 mg/jour de coumarine pour un adulte de 60 kg.
Cette valeur concerne la coumarine, et non le poids total de mélilot. Une dose de plante ou d’extrait ne peut donc être correctement évaluée que si sa teneur exacte en coumarine est indiquée.
Mélilot, coumarine et anticoagulation
La coumarine naturelle du mélilot ne doit pas être confondue avec les anticoagulants coumariniques tels que :
- la warfarine ;
- l’acénocoumarol ;
- la phenprocoumone.
La coumarine simple ne possède pas la même activité anticoagulante directe aux doses usuelles.
En revanche, lorsque le mélilot est mal séché, fermenté ou contaminé par certaines moisissures, des dérivés coumariniques peuvent être transformés en dicoumarol. Le dicoumarol interfère avec la vitamine K et peut provoquer un risque hémorragique.
Cette contamination est surtout un risque théorique ou lié à une matière première mal contrôlée, mais elle justifie de privilégier des produits disposant d’analyses microbiologiques et chimiques par lot.
Contre-indications et situations à éviter
Éviter l’automédication ou demander un avis médical en cas de :
- grossesse ou allaitement ;
- enfant ou adolescent de moins de 18 ans ;
- maladie hépatique actuelle ou antérieure ;
- élévation inexpliquée des enzymes hépatiques ;
- traitement connu pour être hépatotoxique ;
- traitement anticoagulant ;
- traitement antiagrégant plaquettaire ;
- trouble de la coagulation ;
- antécédent de saignement important ;
- intervention chirurgicale ou dentaire programmée ;
- allergie au mélilot ou à une plante de la famille des Fabaceae ;
- maladie rénale sévère ;
- insuffisance cardiaque ;
- œdème persistant ou inexpliqué.
Les personnes présentant des antécédents de maladie hépatique ou prenant un médicament susceptible d’endommager le foie devraient éviter les compléments apportant de la coumarine sans avis médical.
Signes nécessitant une consultation
Une sensation banale de jambes lourdes peut être liée à une insuffisance veineuse mineure, mais certains symptômes nécessitent une évaluation rapide.
Consulter sans attendre en cas de :
- gonflement brutal d’une seule jambe ;
- douleur localisée au mollet ;
- rougeur ou chaleur d’un membre ;
- veine dure ou douloureuse ;
- essoufflement ;
- douleur thoracique ;
- malaise ;
- gonflement associé à une insuffisance cardiaque ou rénale connue ;
- jaunissement de la peau ou des yeux ;
- urines foncées ;
- saignements inhabituels ;
- apparition fréquente d’ecchymoses.
Le mélilot ne doit jamais être utilisé pour retarder la prise en charge d’une suspicion de thrombose veineuse profonde, d’embolie pulmonaire ou d’atteinte hépatique.
Interactions possibles
Aucune interaction majeure n’a été correctement évaluée dans des essais cliniques dédiés. L’absence de données ne permet pas de conclure à l’absence de risque.
Une prudence particulière est nécessaire avec :
- la warfarine ;
- l’acénocoumarol ;
- la phenprocoumone ;
- l’apixaban ;
- le rivaroxaban ;
- l’edoxaban ;
- le dabigatran ;
- l’aspirine à visée antiagrégante ;
- le clopidogrel ;
- les anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
- les médicaments hépatotoxiques ;
- les autres compléments riches en coumarine ;
- les plantes susceptibles d’augmenter le risque hémorragique.
Un cas d’augmentation reproductible de l’INR a été rapporté chez une patiente traitée par acénocoumarol après l’utilisation d’une préparation locale associant mélilot et fragon. Ce cas ne permet pas d’attribuer avec certitude l’interaction au mélilot, mais il justifie la prudence chez les personnes anticoagulées.
Dose maximale recommandée
Aucune dose maximale universelle de mélilot ne peut être fixée, car la quantité de coumarine varie fortement entre les plantes, les poudres et les extraits.
L’EMA mentionne, dans le cadre de l’usage traditionnel chez l’adulte :
- 1 à 1,2 g de parties aériennes en infusion, deux fois par jour ;
- soit environ 2 à 2,4 g/jour de plante ;
- 250 mg de poudre, trois fois par jour ;
- soit environ 750 mg/jour de poudre.
Ces doses reposent sur l’usage traditionnel et ne constituent pas des doses dont l’efficacité clinique a été démontrée.
Pour la sécurité :
- la teneur en coumarine doit être indiquée en milligrammes par dose journalière ;
- l’exposition totale ne devrait pas dépasser 0,1 mg/kg/jour ;
- l’apport provenant des compléments devrait rester sous 0,08 mg/kg/jour selon l’ANSES ;
- pour une personne de 60 kg, le complément ne devrait donc pas dépasser 4,8 mg/jour de coumarine ;
- un produit ne précisant pas sa teneur en coumarine ne permet pas de vérifier correctement la sécurité de la dose.
En usage traditionnel, l’EMA recommande de consulter si les symptômes veineux persistent au-delà de deux semaines, ou si une inflammation cutanée persiste au-delà d’une semaine.
🧪 Forme et qualité du complément
Forme galénique
Le mélilot est commercialisé sous forme de :
- parties aériennes séchées pour infusion ;
- poudre végétale ;
- gélules ;
- comprimés ;
- extraits secs ;
- extraits hydroalcooliques ;
- teintures ;
- gels ou crèmes à usage local ;
- mélanges “circulation” ou “jambes légères” ;
- associations avec vigne rouge, marronnier d’Inde, fragon, hamamélis ou diosmine.
La poudre de parties aériennes et les extraits dont la composition est clairement définie sont les formes les plus simples à évaluer.
Les mélanges contenant plusieurs plantes ou substances veinotoniques ne permettent pas d’attribuer un éventuel effet au mélilot.
Partie végétale utilisée
La partie reconnue par la monographie européenne est constituée des parties aériennes séchées, entières ou fragmentées, de Melilotus officinalis.
Un produit sérieux doit préciser :
- le nom botanique complet ;
- la partie végétale ;
- le statut de poudre ou d’extrait ;
- la quantité par dose ;
- la teneur en coumarine ;
- le ratio d’extraction lorsqu’il s’agit d’un extrait ;
- le solvant d’extraction ;
- la quantité équivalente de plante sèche.
Les mentions génériques telles que “mélilot”, “complexe circulation” ou “extrait végétal” ne permettent pas d’évaluer correctement le produit.
Mode d’extraction
Aucun mode d’extraction n’a démontré une supériorité clinique.
Les préparations couvertes par l’usage traditionnel européen comprennent notamment :
- la plante fragmentée destinée à l’infusion ;
- la plante pulvérisée ;
- certaines préparations liquides ;
- un extrait obtenu à l’aide d’éthanol et d’huile de colza pour un usage local.
Pour un extrait sec, vérifier :
- le ratio drogue/extrait ;
- le solvant utilisé ;
- la standardisation éventuelle ;
- la quantité réelle de coumarine ;
- l’équivalent en plante sèche.
Une standardisation élevée en coumarine ne constitue pas nécessairement un avantage. Elle peut au contraire augmenter le risque de dépasser l’exposition tolérable.
Contrôle du séchage et des moisissures
La qualité du séchage est particulièrement importante pour le mélilot.
Une matière première insuffisamment séchée ou mal conservée peut favoriser :
- la prolifération de moisissures ;
- la dégradation de la plante ;
- la transformation de composés coumariniques ;
- la formation potentielle de dicoumarol ;
- une variabilité importante de la composition.
Le produit devrait idéalement disposer de contrôles portant sur :
- la charge microbiologique ;
- les levures et moisissures ;
- les mycotoxines ;
- la coumarine ;
- le dicoumarol ;
- les métaux lourds ;
- les pesticides ;
- l’identité botanique.
Certifications et qualité
Signaux de meilleure qualité :
- identification complète de Melilotus officinalis ;
- utilisation documentée des parties aériennes ;
- quantité exacte de plante ou d’extrait par dose ;
- teneur en coumarine exprimée en mg par dose journalière ;
- certificat d’analyse du lot ;
- contrôle microbiologique ;
- contrôle des moisissures et des mycotoxines ;
- recherche de dicoumarol ;
- contrôle des métaux lourds ;
- contrôle des pesticides ;
- fabrication selon les standards GMP, HACCP ou ISO 22000 ;
- analyses réalisées par un laboratoire indépendant ;
- traçabilité de la récolte, du séchage et du stockage.
Un label biologique peut réduire l’exposition à certains pesticides, mais il ne garantit pas :
- une teneur sûre en coumarine ;
- l’absence de dicoumarol ;
- l’absence de moisissures ;
- l’efficacité clinique ;
- une standardisation correcte ;
- une bonne conservation de la matière première.
Les mentions “veinotonique naturel”, “draineur”, “circulation optimale” ou “jambes légères” ne constituent pas des preuves d’efficacité.
📊 Résumé des évaluations Fideta
| Critère | Note | Commentaire |
|---|---|---|
| Efficacité globale | Quelques études humaines anciennes suggèrent un effet sur les jambes lourdes, certains symptômes veineux ou des œdèmes, mais elles sont ouvertes, mal contrôlées, peu reproductibles et utilisent souvent des extraits insuffisamment caractérisés. Aucun bénéfice clinique fiable n’est démontré. | |
| Sécurité adulte court terme | 🟡 C | Tolérance généralement acceptable lors d’un usage court, mais données limitées et teneur en coumarine très variable. Une exposition excessive peut provoquer une atteinte hépatique, particulièrement chez les personnes sensibles. |
| Qualité des produits | 🟠 D | La qualité dépend fortement de l’identification botanique, du séchage, de la conservation, de la teneur en coumarine et du contrôle des moisissures et du dicoumarol. De nombreux compléments ne fournissent pas ces informations. |
📚 Références scientifiques (sélection)
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. European Union herbal monograph on Melilotus officinalis (L.) Lam., herba. EMA/HMPC/44166/2016. Adoptée le 21 novembre 2017, publiée en 2018.
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. Assessment report on Melilotus officinalis (L.) Lam., herba. EMA/HMPC/44165/2016. 2018.
- European Medicines Agency. Meliloti herba – Summary for the public. EMA/795143/2017. 2018.
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. Call for scientific data for the periodic review of the monograph on Meliloti herba. EMA/HMPC/130907/2024. 2024.
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. Addendum to the assessment report on Melilotus officinalis (L.) Lam., herba. EMA/HMPC/419121/2024. 2025.
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Dernière mise à jour : 13 juillet 2026